Blog de gatebourse Les Herbiers (France) - Voyages à vélo

Blog de gatebourse Les Herbiers (France) - Voyages à vélo

Découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles régions, d’autres pays, des cultures différentes… Le voyage, à vélo à une allure modérée, permet d’avancer avec la possibilité de s’arrêter pour découvrir de nouveaux paysages et échanger avec les autres au hasard des rencontres. Nos principaux voyages : 2016 La traversée des Alpes (Thonon - Menton), MAC2016 en Amérique Centrale, 2015, 3 mois au Cambodge, Laos et Vietnam ; 2014, la Corse à vélo ; 2012, 5 mois pour 14 500 km de Pékin à Londres avec la FFCT; 2011, le raid Pyrénéen (28 cols/10 jours) ; des vacances à vélo à traverser la France sur une dizaine de jours les années précédentes...

Les Herbiers, L’Amérique Centrale à vélo, de Panama à Cancún, dernier chapitre.

Encore un grand merci à Tavo (diminutif d’Octavio) et Natasha qui nous ont « cancounés » avant notre départ de Cancún.

Ils nous ont hébergés et accompagnés pendant ces deux jours et demi, nous ont trouvé des cartons d’emballage pour nos vélos, nous ont fait visiter Cancún et Puerto Morelos jusqu’à nous déposer à l’aéroport le mardi 3 avril après-midi.

Tavo est un cyclo-voyageur, il a notamment traversé tout le Mexique du Nord au Sud.

Nous avions la gorge serrée quand on s’est donné l’accolade à la mexicaine avec Tavo devant l’aéroport de Cancún. On espère les revoir un jour en France.

A l’aéroport de Cancún, tout s’est passé normalement ou presque : acquitter une taxe pour la sortie du territoire et payer à la compagnie « low-cost » EVELOP l’enregistrement de nos colis vélos alors que c’était « tout compris » pour le voyage aller avec IBERIA.

L’avantage d’IBERIA c’est qu’en transitant par Madrid nous n’avions qu’une seule escale et un voyage global moins long.

Ces dernières informations pour ceux qui envisageraient d’aller un jour pédaler dans ces régions.

Selfy avec Tavo et Natasha à Puerto Morelos

Selfy avec Tavo et Natasha à Puerto Morelos

A l’aéroport de Cancún il a fallu faire chauffer la carte pour sortir les pesos. Le sourire est un peu forcé

A l’aéroport de Cancún il a fallu faire chauffer la carte pour sortir les pesos. Le sourire est un peu forcé

A notre arrivée à Nantes c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouvé Bernard et Anicette qui nous attendaient avec la camionnette d’Alex pour nous rapatrier aux Herbiers.

Bernard dirige la manœuvre, pas trop de trois pour maintenir l’équilibre des cartons qui ont assez bien supporté le voyage et les manutentions (important les ficelles).

Bernard dirige la manœuvre, pas trop de trois pour maintenir l’équilibre des cartons qui ont assez bien supporté le voyage et les manutentions (important les ficelles).

Aux Herbiers, les élèves de CM2 des classes de Noémie et Marie-Annie de l’école St Jo des Herbiers nous attendaient de pied ferme. Le vendredi en fin de matinée, à la veille des vacances de Pâques, nous avons eu droit à 20 000 questions (ou presque) auxquelles nous avons répondu avec beaucoup de plaisir. Les questions, tant sur le blog que lors de cette rencontre, étaient très intéressantes et nous ont permis de développer des sujets plus précis. La curiosité et l’esprit de découverte des CM2 est sans limites ou presque.

Cela a aussi été le moment de remettre les calendriers que nous avait confiés Adolfo Diaz, le directeur du collège Bautista de Managua au Nicaragua, qui nous a si bien accueillis pour la visite de son établissement. Le collège vient de fêter les 100 ans de son établissement.

Les questions fusent, les réponses aussi

Les questions fusent, les réponses aussi

La remise des calendriers marquant le centenaire du collège Bautista de Managua au Nicaragua

La remise des calendriers marquant le centenaire du collège Bautista de Managua au Nicaragua

Tout le monde se serre pour être sur la photo

Tout le monde se serre pour être sur la photo

Revenons un peu sur le parcours de Panama à Cancún.

Nous avons pédalé sur 4 449 km avec 40 569 m de dénivelé. C’est certainement le parcours le plus exigeant que nous avons réalisé.

En considérant le seul paramètre dénivelé, il y a eu 9 étapes avec plus de 1200 m de dénivelé dont certaines sur des routes défoncées et avec des pentes souvent supérieures à 14 %, notamment au Guatemala et sur une étape au Panama.

Avec des vélos pesant chargés 30 et 40 kg respectivement pour Jeanine et moi-même, on ne monte pas ce type de pente en sifflant : souvent, après avoir buté dans la pente, il nous a fallu pousser le vélo.

La moyenne des étapes a été de 71 km avec 8 étapes à plus de 100 km dont la plus longue à 128 km. La longueur des étapes étaient fixée en fonction de l’intérêt touristique et des hébergements.

Sur 87 jours de voyage, il y a eu 63 jours de vélos ce qui fait 24 jours en repos et tourisme dont 3 à Panama avant le départ et 2 à Cancún avant notre retour.

La carte du parcours à vélo en Amérique Centrale, de Panama à Cancùn avec 8 pays traversés : le Panama, Le Costa-Rica, le Nicaragua, le Honduras, El Salvador, le Guatemala, le Belize et le Yucatan au Mexique

La carte du parcours à vélo en Amérique Centrale, de Panama à Cancùn avec 8 pays traversés : le Panama, Le Costa-Rica, le Nicaragua, le Honduras, El Salvador, le Guatemala, le Belize et le Yucatan au Mexique

.Côté météo, sale temps pour les grenouilles ! En Amérique Centrale la « saison sèche » commence en novembre et se termine en avril. Nous n’avons eu qu’une matinée de pluie et quelques courtes averses pendant lesquelles nous nous sommes abrités.

A l’inverse, le soleil cogne fort ! L’Amérique Centrale est positionnée entre le tropique du Cancer et l’équateur, à la latitude du Tchad, du Soudan ou de la Thaïlande entre autres.

Le thermomètre du GPS, en plein soleil, était très souvent supérieur à 40° pour une température ambiante autour de 35° aux heures les plus chaudes. Au Panama, les boutiques des stations-services étaient appréciées pour leur climatisation.

Nicaragua 10 février 2017, la belle route cimentée que voilà. Sur le GPS, le thermomètre affiche 43° en plein soleil. L’air y est brulant.

Nicaragua 10 février 2017, la belle route cimentée que voilà. Sur le GPS, le thermomètre affiche 43° en plein soleil. L’air y est brulant.

Les pays d’Amérique Centrale méritent-ils leur réputation de violence ?

En ce qui nous concerne nous avons constaté une grande gentillesse, beaucoup de sourires et de politesses de la part des populations. Bien évidemment nous nous interdisions de sortir à la nuit tombée pour éviter ce que l’on appelle les mauvaises rencontres.

Cependant, il suffisait d’ouvrir le journal local pour constater que les premières pages relatent des homicides avec tous les détails, photos et schémas expliquant ce qui s’est passé et comment. Enfin, porter une arme bien en évidence au Honduras, Salvador et Guatemala est tout à fait banal.

Efraïm Murales, le pistolet à la ceinture c’est pour la « deliquencia » (délinquance) nous explique-t-il.

Efraïm Murales, le pistolet à la ceinture c’est pour la « deliquencia » (délinquance) nous explique-t-il.

Nos jokers

Lors de notre parcours vélos, nous avons utilisé le joker à 5 reprises :

- au Panama un pickup sur 3 km pour monter la dernière côte à plus de 14 %,

- au Guatemala, pour éviter des pentes trop raides sur des routes défoncées ou trop pentues, un camion plein de sable sur lequel on a grimpé vélos et bagages, un pickup et un bus à deux reprises.

Sympas les panaméens de nous avoir montés dans leur pickup. En repartant de Boquete, les portions à 14% et plus ont fini par nous user.

Sympas les panaméens de nous avoir montés dans leur pickup. En repartant de Boquete, les portions à 14% et plus ont fini par nous user.

La plus belle rencontre

Sans contestation, c’est le Quetzal : l’oiseau mythique d’Amérique Centrale, tant il est rare. Le serpent à plumes comme l’appelait les Mayas.

Sans contestation, c’est le Quetzal : l’oiseau mythique d’Amérique Centrale, tant il est rare. Le serpent à plumes comme l’appelait les Mayas.

L’organisation du périple

Nous avions défini le parcours en s’inspirant largement du parcours MAC de la FFCT qui part de Oaxaca au Mexique jusqu’à Panama.

Le parcours a été tracé étape par étape sur www.openrunner.com nous fournissant ainsi une distance précise ainsi que le dénivelé et l’importance des pentes. Du fait de notre chargement, la longueur des étapes était définie en fonction de la distance, du dénivelé, de l’intérêt touristique et de l’existence supposée d’un hôtel.

Il ne restait plus ensuite qu’à charger le parcours sur le GPS et à suivre la trace ce qui évite de se perdre dans les villes ou de demander la route dont les réponses sont souvent aléatoires.

Le GPS, qui peut toujours tomber en panne, ne remplace pas les cartes routières qui permettent de se situer sur le parcours. Les cartes REISE ont l’avantage d’être plastifiées et indéchirables. En France nous avons des cartes très précises et complètes ce qui est loin d’être le cas dans beaucoup de pays (Asie, Amérique Centrale notamment).

Une feuille de présentation du parcours, en espagnol, avec la carte est aussi un outil intéressant pour les contacts avec la population locale.

Les équipements pour le vélo

Nous avons subi seulement deux crevaisons dues à un éclat de verre et une fine aiguille !

Nos pneus Schwalbe Marathon Plus atteignent les 25 000 km. Le pneu de secours du même modèle mais en armature souple ne nous a pas été utile.

Pour les développements, nos vélos sont équipés à l'arrière d'une cassette avec un 32 dents en plus grande couronne et à l'avant en plus petit plateau un 28 dents.

Nous avions aussi deux chambres à air, le nécessaire de réparation, les clés alènes qui vont bien, un couteau multifonctions Leatherman pouvant se transformer en pince universelle, une petite bombe de WD40 pour la chaine, un petit rouleau de scotch noir, quelques vis de rechange pour les porte-bagages, quelques colliers de serrage plastique autobloquants. Voilà le plus important.

Autres équipements

Deux sacoches Ortlieb « Waterproof » chacun à l’arrière et une paire de petites sacoches à l’avant pour moi-même. A noter que le vélo est plus stable avec 4 sacoches qu’avec deux mais aussi plus lourd.

Pour les sacoches de guidon, prévoir un déport de manière à pouvoir mettre ses mains sur le guidon sans être gêné par la sacoche.

Pour l’organisation du rangement dans les sacoches, les « sacansacs » de taille moyenne et de couleurs différentes sont bien pratiques pour ranger les vêtements.

Pour les chaussures nous avions 3 paires chacun : des tongs, des tennis légères et des sandales Shimano avec blocage pédale pour rouler.

La trousse à pharmacie comprenait avec les médicaments pour soigner les diarrhées, vomissements, Paracétamol, un antibiotique et aussi le nécessaire pour soigner les petits bobos dus à des chutes par exemples.

Pour le lavage du linge, chaque jour, nous disposions d’une petite bassine, d’une ventouse pour lavabo, d’un fil, d’épingles à linge et la boite à savon bien sûr.

Nous avions également un filtre à eau petit modèle (il nous a peu servi), quelques comprimés de Micropur et une brosse pour nettoyer les bidons.

Il y aurait beaucoup à dire encore…

A la question ferez-vous une présentation en images ou conférence comme pour vos autres voyages à vélo. La réponse est probablement oui, en novembre ou décembre prochains. Cette présentation fera l’objet d’une communication sur le blog et sur facebook quelques semaines à l’avance.

Enfin merci à tous de votre suivi, à ceux qui nous ont laissé des messages sur le blog ou sur facebook lors des dernières publications et auxquels nous n’avons pas répondu à ce jour.

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augustin 06/06/2017 15:07

Bonjour l'oiseau est trop beau respect

Naud Pierre 13/04/2017 10:54

C'est CAN CUN se prend une bière ??? J'admet que c'est limite !!!
Encore bravo et merci du voyage.
A bientôt.
Pierre N

J Y Burnaud 13/04/2017 09:48

Bonjour,
Bravo pour ce magnifique mais dur périple en Amérique Centrale.
Merci pour tous les commentaires et les superbes photos qui nous ont permis de découvrir"de très loin" ces personnes et paysages qui ne nous sont pas familiers.
A très bientôt de se rencontrer sur les quais de La Chaume pour évoquer ces moments, certainement inoubliables.

Bon retour au Pays.
Maïtée et Jean-Yves

Zim 13/04/2017 08:46

Belle aventure. Les uns terminent leur balade, un autre reprend la route.

Jeanine LAURENT 13/04/2017 08:22

Merci de nous avoir fait revivre votre épopée, bravo et bises à tous deux.